histoire du Maghreb et de l'Espagne

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L'histoire du Magreb et de l'Espagne 

Auteur: Ibn Al Athir

Pages: 663 

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L'Imâm 'Izz ed-Dîn Aboû' l-Hasan 'Ali ben Al-Athîr Djezeri, né à Djezîrat Ibn 'Omar, sur la rive droite du Tigre, à trois journées nord-ouest de Mossoul, le 4 djomada 555 (12 mai 1160), mourut en cha'bân 630 (mai-juin 1233). Second fils d'un personnage qui avait rempli de hautes fonctions administratives, il fut lui-même chargé de plusieurs missions à la cour.de Baghdâd, mais renonça à cette carrière pour se livrer tout entier aux travaux littéraires.

Il a laissé divers ouvrages, dont plusieurs ne paraissent pas être parvenus jusqu'à nous ; le plus connu et le plus souvent cité est le vaste corps d'annales, le Kâmil fî'l-tarîkh, qui s'étend jusqu'à la fin de l'année 628 de l'Hégire, et qui jouit à juste titre d'une haute estime auprès des savants musulmans et européens. Cette chronique a été publiée par C. J. Tornberg à Leyde (Ibn el-Athiri Chronicon, 14 vol. 8°, 1851-1876) chez l'éditeur Brill, à qui les études orientales ont tant d'obligations ; elle a été aussi réimprimée à Boulak, bien vraisemblablement, à en juger par les passages que j'ai collationnés, d'après l'édition du savant européen. C'est de cette dernière que j'ai extrait et traduit tout ce qui concerne le Maghreb et l'Espagne; j'ai pu aussi, pour une faible partie seulement, collationner les manuscrits de Paris pour quelques passages douteux. Malheureusement la plupart des chapitres ayant trait à l'Occident ne figurent pas dans tous les exemplaires, alors que, notamment, divers noms géographiques corrompus ou dépourvus de points diacritiques ne peuvent guère être rétablis que par le rapprochement de plusieurs copies, Disons en passant que ces lacunes semblent autoriser la supposition qu'Ibn el-Athîr, écrivant en Orient et n'ayant vraisemblablement pas sous la main des sources assez nombreuses et sûres pour l'histoire de l'Occident, a pu ajouter ces chapitres postérieurement, de façon à établir une seconde édition de son livre. Cependant on pourrait croire aussi que ces additions sont l'œuvre de Mohammed ben Ibrahim el-Wat'wât', qui mourut en 718 (1318-19 de J.-C.) et annota le Kâmil, au dire du bibliographe Haddji Khalfa.[1]

On a souvent, et avec raison, relevé le fait que les chroniqueurs orientaux sont peu et mal renseignés sur les événements du Maghreb. Mais Ibn el-Athîr constitue une brillante exception. Il ne cite pas les sources auxquelles il a recouru, mais elles sont bien choisies, et maintes fois elles complètent ou rectifient ce que nous savons par ailleurs ; les lacunes que présentent parfois ses annales ne lui sont peut-être pas toujours imputables, et je suis très porté à croire que la portion ici traduite de son œuvre mérite les éloges qu'on accorde unanimement à son récit des faits relatifs à l'Orient.

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